Viager : quand le vendeur est malade

Très malade, une personne de 78 ans vend son logement en viager à un proche. Trois mois plus tard, elle décède à la suite d’une chute. Ses héritiers poursuivent alors l’acheteur en nullité de la vente pour défaut d’aléa. Estimant que l’acheteur ne pouvait connaître au jour de la vente l’imminence du décès de la vendeuse (décès sans lien avec sa maladie), les juges rejettent cette demande. Cette décision est confirmée par la Cour de cassation. Si le vendeur d’un bien immobilier, même malade, n’est pas proche de mourir et que l’acheteur, bien qu’au courant des soucis de santé de l’ancien propriétaire, n’a pas de compétences médicales, la vente n'a pas de raison d'être annulée. Rappelons en effet la règle selon laquelle un viager est nul du fait de la maladie du vendeur seulement si le vendeur meurt de cette maladie 20 jours après sa signature.


Articles similaires

Derniers articles

Un primo-accédant sur quatre achète avec l’argent de sa famille

Un primo-accédant sur quatre achète avec l’argent de sa famille

15 Sep 2026

Le premier Observatoire Nestenn des trajectoires immobilières met un chiffre sur une pratique que tout le monde connaît sans la mesurer : 26,1 % des primo-a...

Les ETF européens enchaînent deux mois de collecte historique

Les ETF européens enchaînent deux mois de collecte historique

15 Sep 2026

Après un mois de juillet record à 49,4 milliards d’euros, le marché des fonds indiciels cotés domiciliés en Europe a encaissé 43 milliards d’euros de souscr...

Un tiers des Français ont puisé dans leur épargne pour tenir leur budget

Un tiers des Français ont puisé dans leur épargne pour tenir leur budget

15 Sep 2026

Une étude réalisée pour XTB France par TGM Research mesure les arbitrages opérés par les ménages en cette rentrée. Le chiffre qui intéresse le patrimoine ti...

Catégories