Pourquoi le viager a une mauvaise image ?

En France, Le viager représente chaque année moins de 1%  des ventes , entre 5 000 et 8 000 ventes seulement sur les 850 000 transactions réalisées dans l’ancien en 2016. Le  viager consiste en la vente d’un bien immobilier par un propriétaire (le crédirentier) à un acquéreur (appelé débirentier) qui va lui verser, jusqu’à son décès, le prix sous forme d’une rente.

Il existe deux types de viager : le viager occupé lorsque le vendeur occupe son logement jusqu’à son décès , et le viager libre lorsque l’acquéreur peut occuper ou louer le bien.

Contrairement aux idées reçues, les Français ont une bonne connaissance de cette pratique puisqu’ils sont 8 sur 10 à déclarer savoir de quoi il s'agit, dont 48% parfaitement.
Cependant, le viager n’attire pas : 72% des sondés ne se sentent pas prêts à franchir le pas.Si l’opération commerciale refroidit 39% des Français qui y voient un risque financier, la raison principalement invoquée est simple : s’ils achètent, c’est parce que les acquéreurs ont besoin tout de suite d’un bien, et désirent donc s’y installer sans tarder. « Ce sondage confirme ce que nous constatons tous les jours sur le terrain au sein du réseau : on achète un bien lorsqu’on en a besoin, et ce même si le marché n’est pas le plus propice. » analyse Fabrice Abraham, Directeur Général de Guy Hoquet.

En dernière place du top 3 des raisons pour lesquelles les Français ne sont pas attirés par le viager, près d’un sur quatre (23%) sont rebutés par cette pratique qu’ils trouvent moralement discutable, et principalement les 18-24 ans (34%). Inversement, les plus de 55 ans sont ceux qui voient le moins négativement cette démarche : 20% seulement d’entre eux n’y auraient pas recours pour cause morale.
 

« Ce type de vente ou d’achat, qui présente de nombreux avantages tant pour le débirentier que pour le crédirentier, est connu des Français mais reste cependant prisonnier d’une image immorale, : celle de spéculer sur le décès attendu de l’occupant. En effet, faut-il rappeler que cette vente repose sur un aléa : la longévité du vendeur. » souligne Fabrice Abraham.

 


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